Suisse : une meilleure sécurité au cours des rencontres sportives

Le Conseil Fédéral Suisse a approuvé les réformes engagées par le Conseil de l’Europe au sujet de la sécurité lors des manifestations sportives. Cela ne change pas les lois en vigueur en Suisse, mais désormais, la Suisse et ses pairs assureront la sécurité des rencontres sur la même base juridique.

La sécurité, un défi majeur des rencontres sportives

La problématique de la sécurité au cours de grandes rencontres sportives représente une préoccupation pour les états européens depuis les années 1980. En 1985, une bousculade provoquée par les « hooligans » au cours d’un match de la Coupe d’Europe des Clubs Champions à Bruxelles avait eu pour conséquence le décès de 39 personnes et un bilan de 600 blessés. Depuis lors, les autorités européennes ont chacune développé au niveau national un système de sécurité solide afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Cependant, la question n’est pas tout à fait résolue, car les menaces d’attaques terroristes et les actions de mouvements radicaux sont toujours à craindre au cours de telles manifestations. C’est la raison pour laquelle le Conseil de l’Europe a tenu à réviser la convention commune qui définissait les règles et le contexte de mise en place des dispositifs sécuritaires. Ladite révision a été approuvée par le Conseil Fédéral suisse qui prévoit de préparer un projet de loi sur ces nouvelles orientations, et de soumettre ce dernier à son Parlement d’ici 2017.

Un pays très avancé dans la gestion sécuritaire des matchs

La Suisse s’est très tôt dotée d’un arsenal sécuritaire solide et dissuasif qui permet de garantir la sécurité des biens et des personnes assistant aux compétitions sportives. Par l’intermédiaire de Fedpol, l’instance fédérale en charge de ce domaine, la Suisse a la possibilité d’interdire toute sortie de son territoire à un citoyen jugé dangereux, et qui souhaite se rendre à un évènement sportif.

Fedpol assume également la responsabilité du suivi et de la régulation des points d’informations sportives de son pays. Avec la révision de la Convention européenne, cette tâche déjà appliquée par la Fedpol sera renforcée, puis étendue aux 42 pays concernés par les nouvelles dispositions. Mais à part la réduction du nombre de points d’information football dans la Confédération, aucun autre changement majeur n’est à prévoir. Ce sont plutôt les autres pays membres du Conseil qui devront s’aligner sur ces bases et s’impliquer pour une mise en commun des stratégies de sécurisation.

Article rédigé le 13 juin 2016à23h12 dans la catégorie :
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