Une série d’arrestations au casino de Crans-Montana

La tricherie a fait son nid depuis quelques temps au casino de Crans-Montana où plusieurs cas de fraude ont été découverts. A Crans-Montana, une série d’interpellations a eu lieu récemment en rapport avec les activités de son casino. Au total, six personnes sont suspectées d'être impliquées dans une affaire de piratage du système informatique des machines à sous.

La tricherie a fait son nid depuis quelques temps au casino de Crans-Montana où plusieurs cas de fraude ont été découverts. A Crans-Montana, une série d’interpellations a eu lieu récemment en rapport avec les activités de son casino. Au total, six personnes sont suspectées d'être impliquées dans une affaire de piratage du système informatique des machines à sous.

Une affaire qui remonte à l’année 2018

L’affaire de fraude informatique dont il est question remonte, en réalité, à 2018. Et pourtant, l'enquête n'en est qu'à ses premiers pas. Interpellés par la police, six ressortissants étrangers ont été surpris par la tournure prise par la situation. Quatre d'entre eux sont encore placés en détention préventive.

En effet, ces suspects sont soupçonnés d'être impliquées dans une affaire de piratage du système informatique des machines à sous, dans le l’objectif d'obtenir des gains illicites.

A la suite, deux procédures judiciaires sont ouvertes. Le volet pénal est traité au sein du Ministère public valaisan tandis que le volet administratif est traité auprès de la Commission fédérale des maisons de jeu. Même si aucune information n'est officiellement connue encore sur le fonctionnement exact de ce délit, ni sur sa valeur économique, il est connu que l’objectif des procédures enclenchées est de savoir si des employés sont impliqués.

Une situation bien plus grave qu’elle n’en a l’air

Le chef d'accusation retenu est fondé sur l'article 147 du code pénal qui porte sur "l'utilisation frauduleuse d'un ordinateur par métier". En ce qui concerne l’aspect "par métier", il a engendré une situation aggravante.

Parce que "cela veut dire que le ou les auteurs vivaient de ça, qu'ils arrivaient à maintenir leur niveau de vie de par leur activité criminelle", selon les mots du sergent Cynthia Zermatten, porte-parole de la police cantonale valaisane. Quant à la peine maximale, elle peut aller jusqu'à 10 ans d’emprisonnement.

Le casino de Crans-Montana est sous la tutelle du groupe français Partouche. Il s’agit d’une société de loisirs qui gère des hôtels de luxe et 43 casinos en France, en Belgique, en Turquie et en Suisse. Lorsqu’elle a été jointe par téléphone, la direction du groupe a refusé tout commentaire sur l’affaire, mais confirme le maintien de la direction actuelle du casino de Crans-Montana.

Article rédigé le 10 mai 2019à13h27 dans la catégorie :
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