Euro 2016 de football : Les ambitions suisses

Du 10 juin au 10 juillet se tient en France l'Euro 2016 de football. Une compétition pour laquelle notre équipe de Suisse va répondre présente, s'étant qualifiée pour la phase de poule dans le groupe A. Au-delà de sa participation, la Suisse peut-elle prétendre à y jouer un rôle de premier plan ?

Un statut résolument outsider

De par son passif, la Suisse arrive avec des prétentions modestes dans les compétitions internationales. Son palmarès est encore vide de toute victoire. Concernant l'Euro, il a fallu attendre le milieu des années 1990 pour noter une participation de notre pays. Et jusqu'à aujourd'hui, jamais la Suisse n'a même passé le cap du premier tour.

Il est donc logique de considérer la Suisse comme assez loin derrière les grandes nations de football habituées à ces joutes européennes. L'Allemagne championne du monde, l'Espagne tenante du titre, l'Italie toujours ambitieuse ou encore la France qui joue chez elles sont les véritables favoris. Et la Suisse se retrouve dans le groupe du pays organisateur, il nous faut donc presque dès maintenant faire une croix sur la première place du groupe. Surtout qu'il y a deux ans, La France nous avait étrillés en phase de poule de la coupe du monde par 5 à 2. D'ailleurs, lors de la phase de qualification, la Suisse a terminé deuxième derrière les favoris anglais.

Quelques points encourageants

La Suisse peut tout de même s'appuyer aujourd'hui sur l'une des générations les plus homogènes de son histoire. Certes nous n'avons pas de Cristiano Ronaldo comme au Portugal, ni de Zlatan Ibrahimovic qui tient l'équipe de Suède sur ses épaules. Néanmoins à chaque ligne on tient des éléments majeurs dans leurs clubs. Lichsteiner est finaliste de la dernière Ligue des Champions. Stocker est sur le podium de la Bundesliga avec Berlin. Et Shaqiri avec sa technique a en quelques mois modifié toute l'identité de jeu de Stoke.

Grâce à cet effectif compact, la Suisse peut compter sur un élément spécifique à l'Euro : une plus grande place laissée à la surprise. Contrairement à la coupe du monde, des outsiders ont plus régulièrement déjoué les pronostics. Presque une fois par décennie une nation insoupçonnée va au bout comme la Grèce, le Danemark, ou même la Tchécoslovaquie. La Suisse est donc dans la deuxième catégorie de prétendants. Mais une deuxième catégorie plus proche des favoris qu'à l'accoutumée, surtout avec l'état de forme laborieux des grosses nations.

Article rédigé le 02 avril 2016à16h00 dans la catégorie :
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